Éditions Didier, 2021
Lexique
B2
adultes

Veiller sur la Terre

1. Écoutez. Choisissez la bonne réponse.

0:00 / 0:00
  1. a. Quel paradoxe mentionne le journaliste au sujet des satellites ?

    • Nous recevons trop d'informations pour pouvoir les traiter.
    • Les satellites nous apprennent moins aujourd'hui qu'avant.
    • C'est en s'éloignant qu'on peut mieux voir la planète.
  2. b. Au fil du temps, les satellites nous ont permis de mieux connaître :

    • les reliefs de la Terre.
    • la végétation de la Terre.
    • les mouvements de la Terre.
  3. c. Le projet Copernicus permettra :

    • d'analyser avec précision le niveau des mers et des océans.
    • de se rendre compte de l'évolution des migrations humaines.
    • d'avoir des données très détaillées sur les changements climatiques.
  4. d. Les sons émis par le satellite Spoutnik en 1957 :

    • étaient déchiffrés dès leur émission.
    • viennent tout juste d'être expliqués.
    • n'étaient pas compréhensibles.
  5. e. Quel type d'informations permettent de recueillir les sons émis par le satellite Spoutnik ?

    • le nombre de degrés autour du satellite.
    • la vitesse de déplacement des rayons X.
    • la composition des couches de l'atmosphère.
  6. f. La fréquence des sons émis par le satellite Spoutnik permet de savoir :

    • depuis combien de temps le satellite a quitté la Terre.
    • le nombre de fois où le satellite a fait le tour de la Terre.
    • la rapidité à laquelle le satellite tourne autour de la Terre.
  7. 2. Classez les expressions dans la bonne catégorie, selon l'élément auxquelles elles se rapportent.

     
    dorsales océaniques
    forme patatoïde
    ionosphère
    mis en orbite
    relevé de données
    rayonnement ultra-violet
    Terre
    Satellite Spoutnik
    Soleil
 Transcription 

– Depuis Spoutnik, le premier satellite soviétique mis en orbite en 1957, les satellites n'ont eu de cesse de gagner en précision et d'alimenter la recherche scientifique avec une quantité inespérée de données. Il y a, a priori, un paradoxe à prendre autant de hauteur pour scruter la Terre en détail. Et pourtant, sans ces détails, on aurait difficilement pu décrire des courants côtiers comme El Niño, établir que la Terre avait des creux et des bosses et qu'elle était de forme patatoïde, ou bien encore cartographier les dorsales océaniques. Aujourd'hui une nouvelle génération de satellites s'apprête à voir le jour dans le cadre du projet européen Copernicus. Et nous verrons tous les enjeux qu'il y a à mener ce type de grands projets à son terme, avec comme mot d'ordre, un relevé de données aussi précises que possible, le tout dans la durée, pour cerner au mieux les évolutions au long cours de notre climat. Alors, avant de prendre à bras le corps toutes ces questions cruciales […], je vous propose de remonter à la source de ces satellites et à Spoutnik. C'était en 1957, et l'astrophysicien Jean Claude Pecker s'exprimait dans l'émission La tribune du progrès.

– Il est certain que les « bip bip » ont une signification, une signification très importante, malheureusement que nous ne pouvons pas déchiffrer, faute d'informations plus complètes. Ils transmettent, en codes, des informations sur la température et probablement sur beaucoup d'autres choses, par exemple, le rayonnement ultraviolet du soleil, le rayonnement X, le rayonnement cosmique et peut-être encore d'autres données. Il est certain également que la fréquence même du « bip bip », fréquence qui a été réglée à l'émission de façon très précise, et qui est mesurée au sol peut nous donner des indications sur la vitesse du satellite dans l'espace. Il est certain naturellement, par ailleurs, que le « bip bip » étant émis par un satellite extérieur en quelque sorte aux couches ionisées de l'atmosphère, son bruit sera modifié par la traversée de ces couches ionosphériques. Et ses atténuations par moment, par exemple, pourront nous donner des renseignements extrêmement importants sur les couches de l'ionosphère.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/espace-le-nouvel-observatoire-de-la-terre