Éditions Didier, 2021
Compréhension de l'oral
B2
adultes

Être bien dans sa vie

1. Écoutez. Choisissez la bonne réponse.

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  1. a. Hugo Meunier a décidé de se réorienter :

    • avant la fin de ses études universitaires.
    • peu de temps après ses débuts dans la vie active.
    • après être resté de nombreuses années au même poste.
  2. b. Qu'est-ce qui a donné envie à Hugo Meunier de changer de vie ?

    • L'attrait pour la ville de New York.
    • Le besoin de faire un métier plus physique.
    • Le constat que Paris manquait d'espaces verts.
  3. c. Que propose l'entreprise « Merci Raymond » ?

    • Des espaces pour faire pousser des fruits et légumes en ville.
    • Des graines de fleurs biologiques vendues dans les jardineries.
    • Des livraisons de produits bio et locaux directement chez les gens.
  4. d. Qu'est-ce qui a été compliqué pour Hugo Meunier au début ?

    • De monter son entreprise seul.
    • De faire accepter son projet.
    • De trouver des financements.
  5. e. Quel était l'intérêt pour Hugo Meunier de lancer sa propre entreprise ?

    • De rencontrer de nouvelles personnes.
    • De pouvoir fixer son emploi du temps librement.
    • De prendre les décisions lui-même et d'avancer rapidement.
  6. f. Les salariés de l'entreprise « Merci Raymond » :

    • sont souvent des étudiants.
    • sont des jardiniers professionnels.
    • sont presque tous en reconversion.
  7. 2. Quelle image représente le mieux l'entreprise d'Hugo Meunier ?

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 Transcription 

– Certains, pour changer de vie, n'attendent pas longtemps. Des jeunes qui se rendent très vite compte qu'ils se sont trompés de voie. C'est exactement ce qui est arrivé à Hugo Meunier. A priori tout pour aller loin dans la haute administration, les meilleures facs de droit, une spécialisation dans le numérique qui le conduisent à intégrer le Conseil national du numérique. Il y étudie de près la « start-up nation » que la France peut devenir. Mais Hugo se rend compte qu'à côté de la révolution numérique, il y en a une autre qui arrive : la révolution environnementale.

– J'ai un copain qui est revenu de New York qui me parlait de cette ville dans laquelle émergeaient tous ces toits potagers. A contrario à Paris c'était une des villes les moins vertes au monde donc je me suis dit : ça peut être aussi quelque chose à faire.

– Il a l'idée, il lance « Merci Raymond », des potagers urbains, pour reconnecter les citadins avec la nature, pour produire aussi en ville, sur les toits, dans les rues, sur les murs.

– Il a fallu avoir aussi confiance en soi. Il a fallu se lancer tout seul. Et donc c'était pas facile.

– Mais ce qui le motive, c'est justement de partir à l'opposé de cette haute fonction publique qui lui était promise.

– L'intérêt aussi de créer une entreprise, ça a été de se dire : si je fais quelque chose, je peux décider et en même temps je peux le réaliser et ça peut aller relativement vite, il y a un impact direct.

– Et non seulement Hugo a changé de vie mais il a permis à d'autres de tous âges de le faire aussi.

– Ça fait énormément de bien de pouvoir connecter aussi des gens qui ont envie de faire des choses pratiques. Quand on propose un emploi de jardinier au sein de « Merci Raymond », les trois quarts des personnes n'ont jamais eu aucune expérience en jardinage et ces personnes-là sont plutôt issues du milieu de la banque, des assurances et en fait on se rend compte qu'il y a vraiment une quête de sens, de qu'est-ce qu'on fait, pourquoi on le fait.

– Et sur cet appétit pour le changement de vie, le jeune homme a sa théorie.

– C'est pour ça que je pense qu'il y a beaucoup de dépressions ou de personnes qui switchent totalement à l'âge de 40, 50, 60 ans, parce qu'ils se sont rendus compte qu'ils n'étaient absolument pas à leur place et que, un modèle les avait poussés à aller vers là. Alors que si eux, ils s'étaient écoutés, en disant : peut-être que je suis plus manuel, peut-être que c'est plutôt cette passion-là, la cuisine, qui me plaît, je vais me lancer là-dessus et peut-être qu'aux yeux de certains milieux c'est moins valorisant mais moi, au moins, je serai heureux et je serai content de le faire.

– Hugo, lui, n'a pas attendu pour tout changer et « Merci Raymond », sa start-up, a déjà séduit de grandes entreprises et des collectivités locales.

France Info