Éditions Didier, 2021
Compréhension des écrits
B2
adultes

Fabriquer des solidarités

1. Lisez et répondez aux questions.

Association, bénévolat : et si s'engager rendait heureux ?

Faire partie d'une association pour soutenir une cause qui nous tient à cœur, être bénévole auprès de ceux qui en ont besoin : nous sommes de plus en plus nombreux à nous engager. Un altruisme qui apporte aussi beaucoup. […]

Aujourd'hui, 25 % des Français auraient un engagement associatif selon Jacques Malet, président de l'institut Recherches et solidarités et auteur de l'enquête La France bénévole : « Cela reste beaucoup moins qu'aux États-Unis par exemple, où près de 80 % de la population s'engage, souvent pour pallier les manquements de l'État, chez nous très présent. On observe aussi depuis cinq ou six ans un rajeunissement des personnes qui entrent dans une association. »

« Cela induit un changement dans la manière d'appréhender le bénévolat, avance le spécialiste. On veut aider les autres, être utile à une cause que l'on croit juste mais aussi répondre à ses propres aspirations. Les motivations pour soi s'équilibrent avec les motivations pour les autres. »

Un militantisme pragmatique

Persuadée qu'il fallait forcément souffrir pour être utile aux autres, imprégnée d'une culture judéo-chrétienne où il n'est pas de bon ton de penser à soi en aidant les autres, la génération précédente s'engageait sans forcément admettre en tirer quelque chose. Aujourd'hui, il semble plus facile de confirmer que la démarche n'est pas purement altruiste. Loin d'être un tabou, il s'agit d'envisager le militantisme de manière pragmatique.

Entrer dans une association, c'est s'extraire d'un quotidien parfois morose, se sortir du carcan restrictif du monde du travail : en un mot, laisser libre cours à sa personnalité, lui permettre de s'exprimer différemment. « Et ce n'est pas tout, souligne Jacques Malet. Pour les personnes isolées, c'est un bon moyen de ne pas s'ennuyer, de retrouver du lien social. Pour les autres, avoir un engagement peut être une manière d'acquérir et de développer des compétences. D'ailleurs, les jeunes n'hésitent plus à mentionner leur appartenance à une association dans leur CV. Cela les aide à apprendre à s'exprimer, à développer leur réseau, voire à trouver du travail. » […]

Leslie Rezzoug, L'Express, 12 juin 2017,

 
  1. a. Le bénévolat en France a tendance à :

    • régresser.
    • stagner.
    • augmenter.
  2. b. Aux États-Unis, les personnes s'engagent :

    • car cela est particulièrement valorisé.
    • par envie de faire quelque chose de différent.
    • pour intervenir là où les aides publiques sont absentes.
  3. c. D'après le texte, aujourd'hui lorsqu'on s'engage :

    • c'est de manière totalement désintéressée.
    • c'est surtout pour avoir une reconnaissance.
    • c'est autant pour soi que pour aider les autres.
  4. d. L'engagement associatif :

    • revient à ses fondamentaux d'origine.
    • a beaucoup évolué ces dernières années.
    • reste le même de générations en générations.
  5. e. D'après le texte, faire partie d'une association permet :

    • de rester actif.
    • de sortir de sa routine.
    • d'avoir un regard différent sur soi.
  6. 2. Dites si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.

      Vrai Faux
    1. Un quart des personnes en France font partie d'une association.
    2. Ce sont surtout les personnes âgées qui s'engagent dans des associations.
    3. Les jeunes qui aident les autres le font surtout pour eux-mêmes.
    4. S'engager dans une association permet de trouver plus facilement du travail.